Fin juin 2014, nous revoilà à Montréal. Un séjour pas comme les autres, si tant est que les autres étaient toujours les mêmes. Mais cette fois ci, pas une minute de répit. C'est pourquoi, ce voyage est découpé en 3 chapitres.
Une virée à Washington en passant par Philadelphie
Lors du choix de la date, on a tiré le gros lot. En effet, les Canadiens étant chiches en jours de congés, Estelle n'était jamais avec nous en journée pendant la semaine, hormis les weeks-ends. Cette fois, le mardi étant férié, c'était la fête nationale du Québec, elle avait pris le lundi. Chic alors. Et re-chic quand elle nous a proposé d'aller à Washington. Je l'avais eu en tête, cette destination, mais j'avais trouvé que ça faisait trop loin en bus : 1000 bornes. L'avion coûtant un bras plus 2 jambes, on a opté pour la voiture. Et hop, le samedi matin, le lendemain de notre arrivée, en voiture pour la capitale U.S.
Aïe, aïe, aïe : après 1h de route, arrêt à la frontière. Pour l'avoir passé 2 fois, Michèle et moi on appréhendait fort. Les douaniers ne faisaient aucun effort pour nous expliquer calmement ce qu'ils désiraient, il s'en était suivi une tension de part et d'autre. Au final on s'était compris, mais c'était dur, dur. Cette fois Estelle était là et ça s'est passé comme une lettre à la poste. Elle connaissait bien la procédure, les questions qu'ils posaient et les réponses qu'il fallait apporter pour ne pas les ennuyer ces pauvres fonctionnaires. Mais, comme il fallait faire une queue assez conséquente, ça nous a pris plus d'une bonne heure, c't'affaire.
Le voyage : rien de spécial, sinon qu'on s'y emm...e beaucoup. Autoroute tout le long et limité à 120km/h avec des portions à 100km/h et même à 90. Comme tout ça prend du temps et de la fatigue, Estelle a décidé de faire une halte en chemin : à Philadelphie. En fait c'était prévu puisqu'un hôtel y était réservé.
Philadelphie
En arrivant, on a pas été emballé. La banlieue faisait assez miteuse, vieillotte. Il faisait grand soleil, c'était déjà ça. Par mauvais temps, ce doit être mortel. On se pose à l'hôtel et on va à la découverte.
A Philadelphie, il n'y a pas grand chose à voir. Mais y a un truc. C'est mythique. On y va pour ça. Voir ça et on peut partir. C'est la montée d'escalier que Rocky (dans le 1er épisode et lors de son entraînement d'enfer) emprunte en grande foulée et, arrivé en haut, se retourne et lève les bras au ciel. Vous rigolez ? Vous avez tort. Que je vous explique le phénomène.
Le mythe Stallone-Rocky : avant les marches, une longue place occupée par des vendeurs de boissons et hots dogs raccolant à grands renforts de musique. Sur la montée des marches, il y a toujours des gens pour faire comme Rocky, dont... nous, évidemment !!! Sur le parvis du bâtiment, à l'endroit où Rocky leva les bras, l'emprunte de ses pieds est tracée sur le sol. En redescendant par un côté, une statue grandeur nature en bronze. Un boxeur. Devinez. Vous avez deviné ! C'est bien lui. La ressemblance est moyenne mais le nombre de personnes y faisant la queue pour la photo souvenir à côté du gugusse ne laisse aucun doute.
Voilà pour Philadelphie
Des photos coroborrent ce qui est dit en suivant ce lien Rocky Survolez les photos avec la souris..
Washington
Arrivés à l'hôtel, la 1ère chose que l'on a faite, c'est prendre le métro pour aller au centre. Et là, c'est un vrai poème. Tous les métros que l'on a utilisé, et il y a en a eu, sont sur le même modèle : 1 billet donne droit à n'importe quel parcours tant que l'on n'en sort pas. Et ben pas là. Le prix du billet est fonction de la distance et de l'heure, plus cher en journée. Et leurs pointeuses contrôlent tout ça. Ce qui a amené un jour à une situation cocasse. Mais devant notre air, pris de circonstance, ahuri, ça c'est arrangé.
Le premier jour : un dimanche, les bâtiments administratifs sont fermés. On a donc visité la gare Union Station, superbe puis le musée de l'aviation et de l'espace. Là aussi, on y a passé un bon moment, car c'était à tomber ! De l'avion Spirit of Saint Louis aux navettes spaciales, satellites et missiles balistiques. Et pas des maquettes ! De plus c'était gratuit ! L'Amérique est capable du pire mais aussi du meilleur.
Un hot dog tant désiré :voilà l'histoire : ça m'est venu en regardant les films d'espionnage américains. Souvent les espions se donnent rendez-vous dans un parc de Washington près de la camionette d'un vendeur de hots-dogs. Pour donner le change, l'un d'eux en mange un pendant qu'il confie des documents ultra secrets à l'autre. Et je me suis dis : dans cette ville, je dois le faire aussi. Et c'est fait !!! De plus, le hot dog était bon. Le lendemain on a fait pareil mais avec une glace. Là, c'était pas pareil, c'était que pour du plaisir.
La suite des monuments : le lundi, on a donc pu visiter le Capitole américain, la bibliothèque du Congrès, non pas pour les livres, bien qu'il s'y déroulait une exposition de livres anciens arabes, mais pour l'intérieur du bâtiment lui-même, magnifique. Ensuite, derrière des grilles, la Maison Blanche un passage par les mémoriaux : le monument de Georges Washington, le Lincoln Memorial, le Franklin Roosevelt Memorial... On longe toutes sortes de bâtiments, de musées, Washington étant la capitale donc le siège de tout ce qui est central aux U.S.
Le lendemain: : grand coup de métro et longue marche à pieds pour la visite du cimetière militaire américain d'Arlington où reposent les grands hommes de ce pays et les soldats morts au combat, puis l'Iwo Jima Memorial (la photo vous rappellera la chose). Un grand moment lors de la relève de la garde devant le monument aux morts du soldat inconnu. Un grand show à 3 à l'américaine !
L'épisode du Pentagone : après le monument Iwo Jima, on a voulu voir le Pentagone, le bâtiment du haut commandement militaire américain. En sortant du métro, un quidam, costar-cravatte nous demande ce que l'on cherche. Après lui avoir exposé notre but, il nous indique que le bâtiment juste devant nous, c'est lui. Et il nous précise l'endroit pour faire les meilleures photos. Un grand merci et nous voilà devant ce Pentagone, un très grand bâtiment gris, sans grandes ouvertures. On prend du recul pour essayer d'en mettre le maxi sur une vue et à peine la seconde photo prise, 1mn ou 2 mn que nous oeuvrions, une sirène se fait entendre provenant d'une voiture de police !!! Photos interdites qu'il nous dit le gus en uniforme. A croire qu'il nous pistait depuis notre arrivée. Le plus drôle, c'est qu'un peu plus loin des petits grattes-ciels donnaient sur ce bâtiment et qu'une bonne jumelle.... Bref, ça nous a bien amusé.
Le meilleur hamburger du monde : dixit une revue. C'était pas loin de ce quartier, alors on y est allé. C'est vrai que ce hamburger était excellent et que la salle ne désemplissait pas. Mais c'était que du steak haché, leur plat national... avec le hot dog ! L'addition étant tout à fait correcte, pas de regrets, au contraire.
Le souvenir le plus précieux, pour Michèle : l'histoire : sur France Bleue, le dimanche aux infos de 12h30, un journaliste retrace la presse internationale de la semaine en citant très souvent le Washington Post, le canard du coin, avec un accent plus américain que les américains ! Et il nous cite que des choses désagréables que les américains pensent de nous, avec un air profondément condescendant. Sauf que... quand ce journal parle de la France, c'est en 8ème ou en 9ème page. Pas avant. Et ça, il ne le dit pas. Alors quel américain va s'attarder à lire un article de quelques lignes de notre beau pays. Marrant ce journaleux ! Donc pour en revenir à nos moutons, Michèle a voulu acheter un exemplaire de ce journal. Et qui corrobore ce qui vient d'être dit ! A la disposition de qui veut le consulter.
Devant le nombre impressionnant de photos, il nous a fallu faire un choix et proposer plusieurs diaporamas.
la 1ère série de photos en suivant le lien Washington Survolez les photos avec la souris..
la suite avec "que" quelques photos du musée de l'aviation Washington