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un triptyque à Montréal



Fin juin 2014, nous revoilà à Montréal. Un séjour pas comme les autres, si tant est que les autres étaient toujours les mêmes. Mais cette fois ci, pas une minute de répit. C'est pourquoi, ce voyage est découpé en 3 chapitres.

  •      le séjour à Montréal
  •      balade à Washington et Philadelphie
  •      la rando sur les Adirondacks au U.S.

Le séjour à Montréal

Cette fois, pour rendre visite à la fifille, Estelle, expatriée à Montréal, on a tiré le gros lot.

Primo pour la météo. Un magnifique soleil, une chaleur qu'on pourrait qualifier de caniculaire. Un peu trop ? Que nenni ! Un pantalon léger ou un short, un tee-shirt et des chaussures capable d'être supportées une journée, et quelques fois la soirée aussi, et hop, on était parti !

Nos incontournables et "pélérinages".

En premier lieu, la montée vers l'immense croix du parc Mont Royal. Plusieurs fois montée, lors de précédents séjours, en courant pour moi, en marche très rapide pour Michèle, et en boucle 2 ou 3 fois de suite. Cette fois, c'était en mode "cool", balade avec un arrêt picnic au bord du lac des Castors. Des invités imprévus se sont manifestés : des écureuils ! Il est interdit de les nourrir. Sauf que ... On est pas du coin alors on ne le savait pas. Et puis c'est si mignon que Michèle n'a pas résisté.

Un autre incontournable : le brunch. En fait c'est un p'tit déj' très copieux que l'on prend au resto vers les midis, le dimanche quand on se lève tard. On a tout sur la même assiette : des oeufs, cuits à son envie, puis au choix, ou... cumulé pour les morfals : saucisses, lard grillé, saumon grillé... Ensuite : des patates roties et des fruits coupés en tranches (ananas, pastèque, orange, grains de raisin...), du pain grillé. Le tout accompagné d'un jus de fruit et de café ou thé à volonté. Un truc d'enfer qui cale pour le reste de la journée. Mais alors qu'est-ce que c'est bon !!!!!!Certains restos ont une telle cote que la queue, sur le trottoir peut atteindre une dizaine de mètres avant d'y entrer.

Autre lieu mythique pour nous : le Tim Horton. Un truc, déco moderne, où l'on peut manger des sandwichs (aliment n°1 en Amérique du Nord), une pâtisserie et boire un café ou quelque chose du genre. Ce qui fait la différence, par rapport aux autres endroits de ce type, c'est l'ambiance bistrot de village. Il joue d'ailleurs, on l'a constaté, ce rôle dans les petites villes du Canada et a détroné et de loin le Mac Do qui fait figure de ringard. Nous on adore. Même si le café est celui de chez eux, servi dans des mugs et il en faut des tonnes avant d'être énervé. Mais c'est sympa, alors...

On a fait comme les américains !: dans les films, on voit souvent les américains se trimballer avec un grand verre en carton rempli de "leur" café ou de thé. On a fait pareil avec le café Tim Hortons! On s'est promené, et même allé dans le métro, avec ce satané carton ! On s'amuse comme on peut !

Balade dans la ville souterraine : un truc de ouf, c't'affaire ! Des kms de boutiques sur plusieurs étages. On repère un magasin et quand on veut le retrouver pour faire des achats, impossible. On marche, on monte, on descend, on prend la galerie de droite, de gauche et... on abandonne ! Un coin idéal pour des journées de pluie ou de froid. Cerise sur le gâteau: c'est desservi, sans avoir à sortir dehors, par la métro.

La surprise de la semaine : dîner dans un grand restaurant offert par Estelle. Situé dans une grande rue "gourmande" tout près du port, il se démarque des autres restaurants par son relatif isolement. On y entre pas par hasard. Tant pis pour la tirelire d'Estelle !!!! Ambiance feutrée, ça chuchotte plus que ça ne parle. La carte ne fait pas des kilomètres, gage de cuisine préparée au jour le jour. Michèle et moi, on a donc pas hésité longtemps dans nos choix. Pour la boisson, on est resté à la bière que nous avions commandé pour l'apéro. Je le rappelle, il faisait à Montréal une température caniculaire. Comme dans les grands restaurants, les quantités ne semblent pas énormes, mais les assiettes sont très grandes, c'est donc trompeur car on est pas reparti avec la faim. Un excellent moment. Estelle nous réserve toujours de très bonnes surprises.

Petit instant d'amusement pour nous : une table de 3 jeunes femmes et 2 hommes a commandé, sous la recommandation de la maîtresse de salle, un bouteille de "mousseux" rosé. Etonnement de notre part quand elle a débouché la bouteille avec... un décapsuleur ! Les convives étaient ravis du "pschitttt" à l'ouverture. Nous amusés. Une capsule pour un bon vin... on y a pas trop cru. Peut-être à tort, mais quand même. Amusement aussi quand ils ont dégusté le vin en y trouvant, comme à la télé, toutes sortes de goûts et qualités.

Il n'y a pas de photos de l'évènement. On a pas osé. C'est bête, mais il y a des fois où on ose pas !

Le festival de jazz à Montréal . L'année dernière on y était pour les Francofolies et les concerts de chanteurs. Cette année, les jazzmen et women nous ont enchantés. Grâce à Alain qui avait 2 billets gratuits dont on a profité, un grand merci, on est allé écouter Cécile McLorin Salvant, une chanteuse dans la plus grande tradition du gospel, une voix grave, profonde, envoûtante, vivant ses chansons comme si c'était la 1ère fois qu'elle les interprêtait devant des auditeurs très férus et connaisseurs. La standing ovation qui a clôturé le récital avait vraiment un sens. Nous avons eu la chance, par un heureux hasard, d'être à 1 mètre de la scène, face à la chanteuse et ses 3 musiciens. On avait ainsi le son en direct, sans aucun artifice, les hauts parleurs étant sur le côté. Un instant magique.

Le lendemain soir, autre concert, autre lieu. En plein air, devant une foule énorme, et gratuit cette fois. Une chanteuse américaine, Diana Krall. Une ressemblance avec Véronique Samson, c'est du moins ce à qui elle m'a fait penser, que ce soit au niveau du physique, de la voix, du genre de répertoire. Avec un groupe conséquent avec, outre la batterie, la contre-basse et le piano (c'est elle qui était derrière), une guitare et des trompettes. Là aussi un grand moment. Le dernier morceau, après le rappel, a bien duré 15 mn !! Mais quelles minutes !!

Le soir d'ouverture, on y aussi allé, attiré par la pub. Là aussi, gratuit et au même endroit, en plein air et devant une foule immense de chez immense. Un concert de Musselwhite qui n'avait, hélàs rien de jazz. Il était surtout basé sur les effets spéciaux, les décibels et un groupe très fourni. Intéressant mais décevant.

Cerise sur le gâteau : Estelle nous a invité à visiter son entreprise qui est un immense congélateur : une suite de cathédrale de plus de 10m de haut, 100m de long et chacune a 10m de large. Le tout est à -18°C et certaines à -30°C. Entreprise de services, elle stocke, à la demande de clients, des produits surgelés. Etonnement pour nous à l'annonce de quelques noms très connus de l'industrie agro-alimentaire qui font appel à eux.

Estelle a la charge de diriger une chaîne de réemballage : diviser de grosses productions en petites quantités pour les réexpédier à des petits fournisseurs en respectant des conditions spècifiques et des délais très courts.

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