Fin juin 2014, nous revoilà à Montréal. Un séjour pas comme les autres, si tant est que les autres étaient toujours les mêmes. Mais cette fois ci, pas une minute de répit. C'est pourquoi, ce voyage est découpé en 3 chapitres.
Le samedi suivant notre virée aux U.S., Estelle nous annonce que nous allons faire une randonnée, de nouveau au U.S. mais peu après la frontière. Une histoire de 2h de route quand même.
Quelques courses la veille pour assurer notre ravitaillement et surtout le picnic prévu à la "mi-temps" et nous voilà partis.
On avait encore à passer la frontière. Mais cette fois, ça s'est déroulé comme une lettre à la poste. La raison ? Pas de file d'attente. A peine arrivé, hop, devant la douanière ! Et comme on avait une carte de passage de la fois précédente, valable 3 mois, en 5 mn on était repartis.
Arrivé sur place, on se présente au départ du circuit. Et là, on a dû se plier à une petite formalité : inscrire, sur un registre son nom et l'heure de départ et le compléter au retour. Sympa les Forests Rangers.
La 1ère partie de notre parcours, un faux plat d'environ 7 kms, était bien balisée, par des macarons verts officiels. Une partie assez facile, en chemins forestiers, qu'on a parcouru sur un bon rythme, à tel point qu'on a rattrapé plusieurs marcheurs. Arrivés en haut, on a cru en avoir terminé. Une grosse frustation nous a envahi. Jusqu'à ce que Estelle, lisant un compte rendu d'un site internet, nous annonce que la suite est balisée par des petits tas de cailloux, tas que l'on a rencontré dans plusieurs pays, le 1er que l'on ait vu étant en Norvège. Cette portion ne devait pas être officielle, car les Forests Rangers ne pouvant pas assurer une sécurité complète, surtout en temps de pluie, les rochers pouvant s'avérer extrémement glissants. Et des précipices très présents
La seconde était plus rude, plus technique avec du vrai dénivelé. Mais aussi beaucoup plus amusante. On "grimpait" un pic composé de rochers, en redescendre pour aller vers le suivant. C'était un épisode de pics poupées russes. A peine au sommet de l'un que l'on apercevait le suivant, un peu plus haut. La question : jusqu'où ?. On avait décidé de picniquer au sommet du dernier. Mais où était-il ? En croisant un couple, ils nous ont montré le dernier. Sauf que. Après celui-là, en suivant un petit tas de cailloux des yeux, on s'est aperçu qu'il nous menait à un autre !!!!
Le picnic : , on y était. Là c'était sûr et certain. Quelques minutes pour apprécier le panorama et hop, on déballait le casse croûte. Très vite on a déchanté. Des moucherons, réveillés par un soleil resplendissant, nous ont envahis, se posant sur nous. Entre deux tapes sur un bras, la tête, le visage, on a dévoré rapidement notre festin et... nous sommes repartis.
Le retour s'est déroulé comme à l'aller, aussi bien. Malgré tout, on perdait plus de temps pour trouver nos balises de pierres, mieux placées aux yeux dans l'autre sens.
Le plaisir des yeux: à chaque sommet, s'offrait à nous un magnifique panorama qu'il est difficile de retransmettre, pour les faire partager, sur des photos. Mais ils resteront dans notre mémoire.
Quelques chiffres : la montée de la 1ère partie : 1h30mn; la seconde : 1h30mn; retour 2h30mn, la descente en forêt s'est déroulée à un train d'enfer; entre 21 et 22 bornes; 2 paquets de fruits secs mélangés; 2 sandwichs jambon et poulet; 1 litre et demi d'eau chacun; 2500 photos, le choix du diaporama va être difficile; 38 personnes croisées ou doublées.
Les protagonistes de cette rando : Estelle, l'instigratice et la meneuse d'allure de l'affaire, Sabrina, sa copine, une Franco-Canadienne, elle vient d'être admise à être canadienne à part entière, Michèle et Marno, ses parents.
Des photos en suivant ce lien la rando Survolez les photos avec la souris..