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Mon pélérinage : revoir mon village et la maison de ma naissance




Après avoir couru, Michèle et moi, le marathon de Florence il m'est venu l'idée d'aller visiter mon village natal et aller me recueillir sur la tombe de ma mère inhumée là-bas. Ce village se nomme VIVARO qui se situe au nord de Venise dans la province du Frioul où on y parle un patois très particulier : le frioulan, que j'avais parlé avec mes parents mais oublié depuis.

Anecdote : alors que ma mère, bien que restant à la maison, parlait bien le français, sans accent, pour mon père, c'était différent. Son français était assez brinquebalant et il parlait italien au boulot, n'oublions pas que Villerupt a une communauté italienne fournie d'où le festival annuel du film italien. Alors entre nous, c'était pas triste : c'était un mélange de frioulan, italien et français. En fait, il n'y avait que nous qui pouvions le comprendre !!! Mais ça ne nous gênait pas, c'était notre quotidien.

Dès la course terminée, nous avons pris notre véhicule et nous nous sommes rendu à Vivaro, environ 350 kms de Florence, la majeure partie par autoroute. On était sur place vers les 20h30.

Amusant : en arrivant, sur le panneau annonçant le village étaient inscrits 2 noms : "Vivaro" et dessous "Vivâr". Bien sûr, Vivâr c'est en frioulan ( en fait "frioulan", en patois local devient "fourlan" et aussi "furlan")

Situation de ce village : ce bled a une particularité, il a de chaque côté le passage d'un torrent la Grava et la Celina qui se rejoignent à la sortie du village. Autre particularité : ces torrents sont secs la majeure partie de l'année. Ils laissent alors des plaines de cailloux incultes. Autrefois, les militaires y avaient installé des casernes et ces terrains leur servaient de champs de manoeuvre à tirs réels laissant sur place des éclats d'obus que les villageois récupéraient. Autre petit profit : lorsqu'ils étaient en manoeuvre, les accès étaient interdits. Les paysans désirant aller y travailler et ne le pouvant pas recevaient alors des bons donnant droit à un dédomagement. C'est fou le nombre de personnes qui avaient y à faire ce jour là. Même la nuit !!!

Il semblerait que, évolution climatique aidant, la végétation reprend ses droits et recouvre de plus en plus ce désert. Le terrain récupéré est mis à profit pour être cultivé. Et les militaires sont partis !.

Autre rareté, du moins pour moi : les champs sont parcourus par des kilomètres de canaux destinés à irriguer les champs. Chaque parcelle a une heure définie par un tirage au sort pour user l'eau. Ces heures se déroulent le jour mais aussi la nuit.

Juste derrière Vivaro, la montagne est présente. Ce sont les Alpes. Ce qui explique les torrents et l'eau disponible pour l'irrigation.

L'hôtel que nous avions réservé se nomme la Latteria, la Laiterie. C'est en pleine conscience que j'avais opté pour cet hôtel. Quand j'étais jeune, vers les 10-12 ans, cette batisse était vraiment une laiterie. Les paysans, quasiment tout le village, apportaient tous les soirs leur lait et tous les matins allaient chercher du petit lait dans des seaux portés à l'épaule grace à une barre de bois munie à chaque bout d'un crochet. Ce petit lait était utilisé pour nourir les cochons. Cette laiterie se situe à 100m de la maison de mon oncle où, en vacances, on logeait.

Bien que tout près de chez eux, on n'est pas allé les voir. La raison est double : mon oncle est décédé et ma tante souffre d'alzeimer et pour discuter avec mon cousin, mon italien et mon frioulan se serait avérés très insuffisants pour tenir une conversation fructueuse.

La surprise du lendemain matin : nous avons fait connaissance du propriétaire des lieux, un gus d'environ mon âge, et on s'est découvert un point commun : nous sommes petits-cousins !!! Quelqu'un que je n'avais jamais vu ni entendu parler. Il a eu l'air d'être content de cette découverte. Moi je ne dois pas trop avoir la fibre "famille", car cela ne m'a pas bouleversé du tout.

Le débat reste ouvert : mon petit-cousin ne semble pas d'accord avec moi sur la maison de ma naissance. Maison qui n'existe plus, remplacée par des pavillons récents. Peut-être suite à un tremblement de terre terrible qui s'y est déroulé voilà plusieurs dizaines d'années.

Un petit-cousin très entrepreneur : on a découvert, au petit déjeuner, un gus qui a développé un site mélant détente genre cheval, piscine, vélo, rando... et le culturel comme une ferme pédagogique, un restaurant, et l'hôtel. Il a une phrase qui résume l'affaire : mon domaine est plus étendu que le village !!!

Avant de partir : un petit tour au centre pour découvrir une mairie et son parvis rénovés, l'église et son campanile et un petit magasin datant de.... au moins !!! La patronne doit être aussi de cette époque !




Des photos seront plus explicites.

des photos seront plus explicites que de longs discours, un lien, ci-dessous, vous conduira à un diaporama.

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voici Vivaro en images     là     Survolez les photos avec la souris..



autre partie de notre voyage en Italie, notre marathon à Florence     là