M A M I A L B . c o m



Terminer par le dernier où ? à Florence bien sûr



Pour Michèle, c'était aussi le clap de fin pour la course à pieds


Après la frustration du marathon de Montréal transformé en un semi marathon, pour cause de canicule, et une longue préparation gâchée qui allait de pair, Michèle a proposé de courir le marathon de Florence (Firenze dans la langue du pays)

Le marathon de Montréal devait être ma dernière course. Ce sera donc Florence, le 12ème. N'étant pas (trop) supersticieux, je ne veux quand même pas tenter un 13ème...

Florence avait été le 1er de la liste. Course quasi secrète, mes collègues coureurs n'en ont appris le fait que plusieurs années après. Elle devait me rassurer avant de participer, avec le club cette fois, au marathon de Paris, chose qui me flippait pas mal. Ce fût alors une bonne pioche de ma part.

Cette fois, grande différence, Michèle était à mes côtés, comme toutes les courses de cette dernière année. Pour elle, ce sera une retraite espérée dans cette discipline, n'étant pas passionnée par le running.

Arrivée à Florence le vendredi : partis pas trop de bonne heure, on est arrivés en fin d'après-midi dans un hôtel de bonne facture et accueillis par des réceptionnistes très souriants et aussi amusés de mon italien plus que primaire et proche du javanais.

Le Samedi : après le p'tit déj', un des p'tit déj' les plus beaux et bons que l'on a eu dans les hôtels, on est allés... à Carrefour !!! Vrai de vrai !!! L'hyper et non pas les supérettes que l'on trouve en ville, celui-ci étant en périphérie, comme chez nous. On a surtout acheté... des pâtes !!! Des marques plus dans le haut de gamme que nos Barrilla traditionnelles et à des prix imbattables.

Ensuite, en chemin, arrêts à un Décat', un Ikéa et un big magasin de bricolage.

Anecdote 1 : il y a 11 ans, on avait pris notre repas de midi spécial marathon, c'est à dire des spaghettis bolognaises réchauffées au "cul" de la voiture, sur le parking quasi désert du... Carrefour ! Ce samedi, on a réédité la manip, mais cette fois sur le parking, quasi complet lui, de l'Ikéa, dans l'indifférence des clients.

Anecdote 2 : il y a 11 ans nous étions donc dans un Carrefour, isolé, seul magasin dans cet endroit. Ce samedi on a découvert des zones commerciales les unes à la suite d'autres. Toutes les enseignes connues y sont présentes. L'Italie, restée longtemps adepte des magasins de proximité et refusant les Mac Do, au compte goutte dans le pays, est aussi tombée dans le domaine de la mondialisation et l'uniformitisation. Mais dans ce domaine, peut-on parler de progrès.

Anecdote 3 : une info parue dans nos médias faisait état d'une nouvelle enseigne de bricolage mettant à mal les Bricodépôt et Casto de notre pays. Nous l'avons certainement découvert à Florence : un truc géant proposant un choix énorme de marques dans les différants produits. Quant au niveau prix, on n'a pas trouvé de révolution.

L'après-midi du samedi : une obligation, celle d'aller chercher les dossards. Une obligation commune à tous les marathons et toutes les grandes courses, une routine donc pour nous. Reste que l'on a perdu du temps pour se garer, tout le quartier était blindé de chez blindé.

Le marathon : Estelle nous a, la veille, envié de trouver du soleil et une température agréable à Florence. Nous aussi on y a cru ! Mais voilà. Très, très frisquet au petit matin. A peine le départ donné, des gouttes de pluie se sont invitées à la manifestation. Des gouttes qui se sont transformées en averse et se sont alliées au vent froid. Rapidement nous étions transis et trempés. On avait prévu d'adopter la méthode Cyrano adaptée, c'est à dire marcher 2mn tous les 5km. On n'a pas pu tenir cette stratégie, à peine étions nous à la marche que nous grelottions de froid. On était obligé de courir pour maintenir notre température corporelle.

Anecdote 4 : Un peu avant le 20ème km, sur le bord de la route, Michèle a vu un sac poubelle d'un ravitaillement. Elle l'a pris, j'ai découpé de quoi passer la tête, et hop, un imper impec tout neuf. Quelques kms plus loin, c'était à mon tour d'en être équipé. On était mouillés dessous, mais on était abrité du vent et cela maintenait notre chaleur humaine. Un peu après le 35ème la pluie s'est progressivement calmée ainsi que le vent.

Les kms ont défilé régulièrement, du moins jusqu'au semi marathon, puis un peu plus lentement ensuite, mais dans des temps prévus. Vers le 30ème, gros coup de mou pour Michèle. Après une pause active un peu plus longue, c'est à dire en marchant et un ravitaillement plus conséquent, on est reparti, mais pas avec le même rythme sans que ce ne soit dramatique car on avait de l'avance sur les barrières horaires. Mais il nous a fallu être vigilant les derniers kms et ne pas baisser les bras... bien qu'il s'agissait plutôt d'une histoire de jambes.

Les 2 derniers kms ont paru très longs, comme s'ils avaient été à rallonge, plus en avançait, plus ils s'éloignaient. Enfin, d'un coup, après un virage, le tapis d'honneur et l'arche d'arrivée se sont offert à nous.

YOUPIIIIIIE on était arrivé !!! Et hop, une médaille bien méritée pour clore ce parcours

Bilan de l'affaire : 5h46 en temps réel pour une barrière fixée à 6h. Les organisateurs ont annoncé plus de 10 000 inscrits, 9000 partants pour 8432 classés et plus de 500 abandons et éliminés. Avec notre temps, nous en laissons plus de 60 derrières nous.

Michèle a réalisé 10 mn de moins que l'année précédente, à Millau, malgré une météo très, très énergisante.

La météo : conséquences Après l'arrivée, le vainqueur pestait. A cause de cette météo catastrophique, il est loin d'avoir réalisé le chrono espéré. Ce matin là, il faisait 7 degrés et même moins lors des plus grosses pluies et rafales de vent.

Anecdote 5 : on avait prévu d'enfiler un vieux pull en attendant le départ pour palier la fraicheur du matin et ensuite le jeter. Ces pulls, en fait, ne nous ont jamais quittés. J'ai enlevé le mien juste avant de passer l'arrivée. Ils devaient aller dans une poubelle lors d'un ravitaillement, ils sont repartis avec nous.

Anecdote 6 : question visite de la ville, elle a été succinte. Mais ce n'était pas notre objectif. C'était notre 3ème passage dans cette ville dont la 1ère s'est déroulée sur une semaine avec la visiste des palais et musées. Donc on était pas dans l'inconnu. Puis on a traversé cette magnifique ville durant 42 bornes avec plusieurs passages au milieu de la partie historique !!!

On était arrivé plus de 2h avant le départ pour être sûr de pouvoir parvenir à un parking où on avait réservé une place situé au milieu du parcours. Notre crainte était de trouver des routes barrées à la circulation en voulant les traverser. Notre plan était le bon, on y est arrivé sans encombres. Pour précision, Florence est une ville très réglementée au niveau stationnement, le centre étant interdit à la circulation et au stationnement pour un non résident, tout étant surveillé par des caméras et le PV est déclenché automatiquement. N'oublions pas que l'Italie est dans la zone euro, ils nous retrouvent pour nous en réclamer le réglement. C'est du vécu.

Anecdote 7 : en Italie, lorsque l'on commande un café, c'est un expresso de chez expresso, c'est à dire un dé à coudre dans une petite tasse. Si on en veut un plus grand, pour un p'tit déj' par exemple, on demande un "americano", un café format des Etats-Unis ou Canada. Là-bas, ces cafés on peut en boire des litres, ça a la couleur, mais pas le goût ni le peps. En Italie, il reste un vrai café avec un arôme extra et qui réveille gentiment. Un nectar.

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un diapo un peu chiche, mais il y a des moments où la photo n'est pas une priorité     là    

Survolez les photos avec la souris..



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