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notre GR20



la vie en refuge apporte une vraie richesse humaine

Le refuge offre 3 possibilités : soit coucher dans un dortoir, la capacité variant d'un refuge à l'autre, soit planter sa tente et, dans le cas où les "lits" sont occupés, les refuge louent des tentes.

Pour notre part, n'ayant jamais rien de réservé, nous avons dormi, assez bien, 2 nuits sous une tente. Ces 2 nuits où nous avons échappé aux ronfleurs !!!!!

Le matin, pas besoin de réveil. Dès 5h00, les premières frontales s'allument, les campeurs plient leurs tentes, tous roulent leurs sacs de couchage et se dirigent vers la cuisine pour le petit-déjeûner. Les réveils s'étalent ainsi sur 1 heure de temps. Pour notre part, nous nous levions vers 6h pour partir entre 6h45 et 7h15 suivant le temps de préparation.

Le soir, l'arrivée des marcheurs est très étagée, entre 13h et, pour certains, assez tard, vers 19h00. Comme nous effectuons le même parcours, le soir on se guette pour prendre des nouvelles et se raconter sa journée. Et ce en plusieurs langues, principalement l'anglais, l'allemand, mis à part le français. Sans oublier les gestes. Ils aidaient pas mal ! Mon italien primaire a été aussi mis à contribution. Il y avait des Suisses allemands, assez nombreux, des Hollandais, des Autrichiens. Un vrai melting-pot des populations. Et tous très sympas.

Les âges étaient hétéroclites. Enormément de jeunes, vers les 20-30 ans, un peu d'âge mûr et des retaités.

Une réflexion sur les jeunes. Ils imposaient le respect, car sous une décontraction apparente, ils étaient très motivés, très respectueux des autres. Ils étaient souvent les premiers partis et les derniers arrivés, car étant les plus branchés compétition, ils alignaient 2, voire 3 étapes dans la journée.

Les jeunes filles n'étaient pas en reste. D'apparence frêles, on était surpris de les voir porter des sacs à dos énormes avec un sourire et une bonne humeur communicative.

La lessive, tous devaient, à un moment ou à un autre, passer par la station lessivage des vêtements. Car pour gagner du poids, on emportait peu d'habits. En gros 3 exemplaires de chaque : 1 sur soi, un propre et un qui séchait. Le problème était le mauvais temps : le séchage s'avérant difficile, le lendemain, le sac à dos faisait office de séchoir. Pour notre part, on avait fait l'impasse de vêtements chauds, pour gagner du poids. Mauvaise pioche. En montagne, le soir il fait frais et aussi froid. Même en Corse !

Les douches !! Elles n'étaient jamais chauffées. Elles étaient donc froides. Non pas froides, GLACIALES !!! Une fois un peu tièdasse, le soleil avait réchauffé le tuyau apparent du captage d'eau. Les 1ers jours on se sacrifie, ensuite c'était beaucoup plus aléatoire. On ne sentait pas vraiment la rose, mais comme on ne rencontrait que des vaches ou des chèvres...

Les toilettes , comme les douches, elles étaient au fond, au fond du jardin. Avec un chemin pierreux au possible pour y accéder. En tong, tenue d'après marche, c'était casse gueule assuré ! Alors, pour le pipi nocturne, c'était au coin du bâtiment. Na.

Dans plusieurs refuge, les vaches se promenaient librement. En plus des pierres, il fallait aussi éviter les bouses. Dans un refuge, ce n'était pas les animaux qui étaient parqués, mais ceux qui dormaient sous une tente. Le monde à l'envers. C'est le côté Indou de la Corse.

Il y avait une période où on s'embêtait un peu. Le moment avant le diner qui avait lieu vers les 18h30-19h suivant les refuges, pour ceux qui choisissaient le repas "randonneur" du gestionnaire. Au menu : d'énormes assiettes de pâtes, ou de lentilles, une soupe, du fromage ou un dessert. Cette formule, on l'a adoptée tout de suite. Ceux qui préparaient leur popotte adoptaient également cet horaire.

Ce qui fait qu'à 19h30-20h, on était couché, le froid arrivant dès le coucher du soleil. Et si le refuge était situé côté ombre, c'était encore plus tôt.

Comme il n'y avait pas d'électricité, ou alors un simple néon blafard, la lecture ou les jeux de cartes étaient impossibles. Alors... dodo!

Allo, y a quelqu'un au bout du fil ? pas d'électricité, pas de réseau, donc pas de téléphone. Pour ceux qui étaient addics, c'était une bonne manière de se soigner. Apparemment personne de souffrait de la situation.

Miroir, oh mon beau miroir dans les refuges, les miroirs sont rares. Ou alors tellement "pourris"que c'était tout comme. Ce qui fait qu'on pouvait passer plusieurs jours sans se voir dans une glace. Une chance pour certains ? Non, je plaisante, il n'y avait que de belles personnes, donc les miroirs étaient superflus :




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