On ne faisait pas partie d'un groupe. Inconvénient : nos problèmes, c'était à nous de les résoudre. Avantages : du coup, on avait pas à subir des décisions que d'autres auraient prise. Autre chose : pour discuter, on ne pouvait pas le faire dans notre groupe, on s'est donc tourné vers les autres marcheurs, français et surtout étrangers. Des moments amusants faits de mots appuyés de signes où la patience, de part et d'autre, était de mise. Des échanges sincères. Un très, très grand cadeau du GR20.
Le bâton de Michèle : peu après le départ de Calenzana, Michèle ramasse un bâton, en bambou semblerait-il, léger comme tout. Elle le conserve, s'en sert quand le besoin s'en fait sentir et l'emmène jusqu'à Conca. "LE" souvenir ! Le témoin de ces journées. Et, cerise sur le gâteau, il n'a rien coûté !.
Au refuge : quelques gestionnaires animaient le refuge par des chansons... corses ! Bon, 3mn ça va, au delà, tu comprends rien mais les larmes arrivent, tellement ça paraît triste à mourir. Après, c'est boules quiès.
Toujours au refuge : un soir il faisait tellement froid que j'ai mis tous les habits que je possédais avant de me poser le sac de couchage en guise châle. J'ai fait, Michèle aussi, la même chose (sauf le sac de couchage !) lors d'une montée d'un pic un matin côté ombre et avec un vent glacial.
Re-toujours au refuge : la surprise du soir : combien de ronfleurs pour sonoriser le dortoir ! Un matin, on partait de bonne heure d'un refuge composé de 2 dortoirs. Arrivé à la cuisine, pour le p'tit déj, on voit un du groupe de retraités marseillais. Etonnement de notre part. Il nous explique qu'il est venu avec son sac de couchage dormir sur des tables, les ronfleurs lui faisant passer une nuit blanche !!
Le mystère des vaches : dans des endroits impossibles, sans avoir jamais rencontré âmes qui vivent ni habitations, des vaches broutaient des branches d'arbustes. Michèle, qui en a une peur bleu, les dépassait avec une grande prudence. Comme le scénario s'est produit plusieurs fois, elle en a pris l'habitude. Même quand les vaches étaient des taureaux.
Business is business : on était arrivé au bord du plus célébre lac d'altitude de la Corse, le lac de Nino. Etonnement de notre part quand il a fallu passer sur l'autre rive pour le longer et revenir ensuite sur celle de départ. Explication d'un averti : c'était pour nous faire passer devant une bergerie et éventuellement faire des emplettes !!
Chutes : au nombre de possibilités, elles n'ont pas été nombreuses. Michèle s'en est offerte une bonne paire dont 2 plats ventre qui aurait pu avoir des conséquences génantes. Dont un à l'avant dernière étape. Sinon, elle a eu sa bonne dose d'éraflures. Quant à moi, à quelques kms de l'arrivée, je me suis retenu d'une glissade arrière avec mes 2 mains. Douleur violente à la gauche, celle qui a été récemment opérée d'une fracture. Aussitôt, le pire est envisagé, mais quelques mn plus tard j'étais rassuré
Blessures : les cuisses de Michèle ont souffert, surtout dans les descentes en fin d'étape quand la fatigue était là. Pour moi, c'est mon genou droit qui était cuit à partir de la 5ème étape. Je me suis aperçu qu'en maintenant la rotule fixe à l'aide de bandes adhésives et en adaptant les jambes d'appel pour les montées et les descentes je pouvais fonctionner. Et surtout ralier l'arrivée.
Célébrité :nous avons cotoyé un belge, au deumerant très sympa. Au cours d'une discution, il nous appris qu'il était chauffeur d'une ministre en Belgique. Il est passé au grill des questions, on voulait tout savoir. Et comme il n'avait pas la langue de bois !
Panorama : le jour de la 1ère étape, dès Calenzana, on monte, on monte. Coup d'oeil à droite : Calvi et la mer ! Hop, photo. On remonte, on remonte, coup d'oeil à droite : re-Calvi, re-mer, re-photo. On re-re-monte..... Hop, re-re-photo. On a enconre continué à monter, 1300m dans la journée, mais là plus de regard, surtout de ce côté. Marre de voir cette mer et Calvi !!!
Les incontournables corses : il y a déjà la Piètra, la bière locale en 33cl et 50cl. Elle est devenue notre boisson "récupération" à l'arrivée de l'étape. Autre incontournable : les canistreni, notre pain quotidien. En fait des genres des gâteaux assez bourratifs que l'on grignotait en cours de journée et en buvant la Piètra. c'était un bon pis aller car c'est pas tous les jours qu'on pouvait se procurer du pain.
La barbe : pas besoin de dater les photos, il suffit de regarder le volume de ma barbe ! Un indicateur infaillible. La 1ère chose, en retrouvant la voiture : passer la tondeuse.
Les chevaux : randonnant dans un chemin, on a croisé soudain des chevaux bâtés portant des caisses et... des planches. Ils alimentaient un chantier quelque part en haut.
Un orage : un soir un violent orage a éclaté à un refuge. Les claquements assourdissants des éclairs ont accompagné une pluie diiluvienne qui a inondé plusieurs tentes, et trempé, malgré leurs ponchos, plusieurs marcheurs encore en circuit. Ils ont aussi été retardés par les pierres devenues hyper glissantes.
Et pour finir... : en super-super bonus, la photo "finisher" !!! Yeeeeesssssssss!