Les chiffres, pour faire court et vous éviter éventuellement une grande lecture : - 2800 inscrits - 2500 partants (source du canard local ) - 2051 classés : effectivement de nombreux abandons et d’arrêts aux barrières horaires, surtout la 4ème., soit pas loin de 20% des partants - classement : 1936ème en 14h41mn - météo : du soleil, pas de vent, pas de pluie. Certains auraient souffert d'une chaleur trop importante, moi non - objectif numéro 1 : TERMINER
Pourquoi cette course ? la grande course des Templiers est presque mythique. C'était sa 19ème édition. La série a débuté bien avant la grande mode des trails et s'est imposée dans le monde des coureurs. Le signe qui ne trompe pas : les grands et grandes du trail étaient là. Sur cette course et non pas sur celle de 100km et des bricoles. C'est là où il fallait etre... et c'est là que j'étais !!
La course : 72km sur le papier et 3500 m de dénivelé. En fait, ces chiffres étaient plutot à la hausse. (voir plus loin). Le départ et l'arrivée : Millau. La ville des 100 km tout aussi aussi mythique.
Le circuit et le dénivelé : il était conforme à celui annoncé, sauf pour la dernière partie, voir plus loin dans l'exposé. Des vrais murs pour monter et des belles descentes.
La course : le passage des 3 premiers ravitaillements se sont déroulés sans trop de stress pour respecter les barrières horaires et assurer un petit matelas avant le dernier couperet, celui que je craignais le plus. En fait, ce matelas aurait pu être plus important mais la course comportait de très, très longues portions en monotrace. Dans les montées ce n'était pas très gênant, mais dans les descentes techniques, assez nombreuses, si le 1er de cordée était craintif elles se déroulaient au pas. Et là le temps perdu, du moins pour moi, était assez conséquent. La partie, la plus redoutée de tous, se situait entre le 45ème et le 65ème. Surtout le final du 63ème au 65ème : un mur de 3 kilomètres. Dur. Très dur. Et interminable. Je suis arrivé, au sprint, les 300 derniers mètres étant enfin plats, 6 mn avant le couperet. En fait, il semblerait qu'ils aient rallongé le temps d'un bon quart d'heure. La dernière partie ne devait être qu'une formalité, dixit les organisateurs : une longue descente coupée par un petit "coup de cul" !!! Et ben le coup de cul était en fait une très longue montée, aussi longue que les autres. Et ça râlait dans le peloton. De plus, comme là il n'y avait pas de barrière horaire, pour beaucoup, dont moi, les jeux étaient faits. D'autant que la nuit était tombée et que ma frontale donnait des signes de lassitude. J'ai été content de rejoindre, dans une descente, un groupetto que je n'ai plus quitté, pour profiter de leur éclairage.
En fait le circuit ne faisait pas 72km, mais pas loin de 75. Et ce changement du circuit n'avait qu'un seul but, à mes yeux : suivre la course à l'armement de tous les trails, c'est à dire rajouter du dénivelé.
Le plus de la course : des paysages magnifiques qui ont mérité les quelques minutes d’arrêt pour les contempler.
des images de ces Templiers ben là! Survolez les photos avec la souris..