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A Spa, les 6h durent... 2 jours !



Aller à Spa-Francorchamp c'était pour moi un retour de quelques 45 ans. Pour Michèle, c'était par contre une grande première. Fan de Formule 1 et de sports mécaniques, elle ne pouvait qu'aimer. En fait, elle n'a pas aimé, elle a... adoré.

J'avais découvert cette course alors que j'avais une vingtaine d'années. Ce qui m'avait scotché alors, c'était une grande liberté : on pouvait se promener le long du circuit, aller dans les tribunes et, à la fin de la course, découvrir les voitures dans le padock. Je souhaitais, pour Michèle, avoir ces "bonus". Et bien on a eu un super bonus.

Le billet d'entrée, pour un prix de 28€ par personne, nous autorisait à nous promener partout durant 2 jours. Que l'on en juge :

Vendredi matin 9h30 : à peine arrivés sur le parking on reçoit un premier choc. Le bruit. Mais le bruit de moteurs de course, assourdissant mais aussi exitant. Les voitures sont déjà sur le circuit. L'adrénaline fait un bond et nous pousse à courir vers la piste. C'est alors l'effet "Kisscool", le second choc. Celui de voir les bolides enfiler les virages pied au plancher. Frissons garantis !!!! Les essais et les qualifications vont se succéder toute la journée et ce jusqu'à 20h30.

Comme le temps ne nous était pas compté, nous sommes partis à la découverte du circuit. D'une longueur de 7km, il est bordé d'un chemin qui voisine la piste à quelques mètres. A certains endroits on pouvait voir, sur les voitures découvertes, le pilote et ses mains sur le volant. Vous vous doutez que les appareils photos ont été pas loin de la surchauffe.

Les compétitions : un challenge de voitures Maserati, un autre de Porsche puis les As, les voitures "24 heures du Mans" des teams Audi, Porsche, Toyota et leurs nouveaux véhicules hybrides, des Nissan, Ferrari, AstonMartin...

Les pilotes stars : en premier Mark Webber, vice champion du monde de formule 1 en 2013, Marc Géné, Alexander Wurtz et Stéphane Sarazzin, Kazuki Nakajima également anciens de F1, Nicola Prost, le fils de... Ils se sont prétés à une séance de dédicasses. Autant dire que Mark Webber était envahi par la foule d'admirateurs. Tous n'ont pas eu la chance d'avoir sa signature. Dont Michèle, à sa grande déception.

Le circuit : tracé en milieu naturel d'une longueur de 7km, il est très vallonné, suivant en cela les dénivelés des Ardennes Belges. Des longues courbes et des lignes droites autorisent les dépassements, et ils ont été nombreux. L'endroit le plus réputé : l'épingle de la Source, juste à la sortie des stands, suivie d'une ligne droite bordée de plusieurs tribunes, et terminé par le raidillon de l'Eau Rouge que les pilotes prennent à fond, à l'aveugle, en mordant généreusement sur les "vibreurs" et à 300km/h. Et là, il faut en avoir, sans être vulgaire. Très, très impressionnant.

Les voitures "24h du Mans" : elles peuvent être découvertes, genre F1, ou non, mais être bi-place, bien qu'il n'y ait jamais qu'un seul pilote dans la voiture.

Le samedi : dès 9h30, on était là pour assister aux courses finales de différentes catégories avec, en point d'orgue, les 6 heures des voitures vedettes. Une grosse bagarre entre Audi, Porsche et Toyota. Le grand gagnant a été le constructeur japonais prenant la 1ère et 3ème place, Audi s'adjugeant la seconde. Et le perdant est... Porsche qui devra améliorer ses voitures avant les 24h du Mans dans un peu plus d'un mois.

Avant la course des As : la ligne de départ et le paddock ont été ouverts au public et on a pu admirer de très près ces bolides. Certains étaient d'ailleurs démontés pour des derniers préparatifs.

Un p'tit tour à Lièges : le jeudi en fin d'après-midi, jour de notre arrivée, nous sommes allés à Lièges pour découvrir la ville. On s'est un peu perdu, mais le hasard faisant bien les choses, on est "tombé" sur un concert de rock en plein air. Et puis on a dégusté une salade liègeoise (les boulets, autre spécialité locale, étaient épuisés) et bu de la bière belge. Bonne la bière, mais forte. Mais très bonne. Mais très forte. Mais très très bonne. Mais...hips !

Et donc : superbe 2 jours malgré un temps mitigé et assez frais. On en a pris plein les yeux et plein les oreilles sans jamais une once d'ennui. On s'est dit : 2 fois 12h, ça fait 24h ! Donc l'année prochaine, c'est le Mans ? Ah que certainement !

des images     ici et survolez les vignettes avec la souris..