M A M I A L B . c o m



un des trails de 70 kms



la boue a remplacé la neige,




                                              la SaintéLyon bis



En 2010 : de la neige, de la glace, de la neige...

En 2011 : de la boue, de la boue, de la boue...

Il faut dire aussi qu'un trail en décembre il ne faut pas s'attendre à un temps doux, un soleil généreux et une nuit étoilée. Non, on est en hiver. Un temps idyllique, c'est tous les 35 ans, et encore.

La course : On est arrivé à Saint-Etienne, Michèle et moi, sur les coups de 20h30. Retrait du dossard - très rapide cette année- et retour à la voiture pour 1h de détente avant d'enfiler la tenue de combat, parce que ça va en être un et rejoindre la troupe dans le grand hall du parc des expos de la ville. En fait, un grand capharnaüm qui sent le camphre et les huiles de massage.

Le départ est donné à 00h très précise devant, innovation de cette année, le stade Geoffroys Guichard.

Un truc qui ne va pas, et oui déjà : des nausées et des envies de renvoyer le repas de midi et d'après. Pas ragoûtant tout ça, mais tant pis.

Allez, c'est parti. Trop vite, comme toujours. Les coureurs ne pensent pas qu'il y a 68 km à faire, non de non. Les premiers kms se passent bien. D'un côté, c'est le contraire qui aurait été bizarre. Après du plat, une longue, très longue montée débute. C'est la principale difficulté mais elle nous emmène jusqu'au 23ème km !! Je gère, je gère. Enfin comme je peux.

Ah oui, au fait. il a plu la veille, il a plu toute la matinée, il a plu encore 2h de temps après le départ. Du coup, sur le macadam, et il n'y en a pas beaucoup, ça va, sur les chemins, c'est de la boue, des flaques d'eau, des petits marécages. Bon ben on fait avec. Et pis c'est tout.

Au bout de 2h je me suis dit qu'il fallait que je m'alimente. Par contre mon estomac me disait qu'il ne valait mieux pas !!! Alors je l'ai écouté. Juste de l'eau. Et encore par petites quantités. Ce qui fait que le temps passé aux ravitaillements était assez court, mais ils étaient obligatoires pour marcher sur la pointeuse du contrôle.

Le grand handicap du jour : courir à la frontale. Elle n'éclaire pas très loin. Si on la règle pour voir où l'on met les pieds, on ne voit pas un peu plus loin pour anticiper les pièges. Si on la règle plus loin, on se ramasse tous les cailloux. Au bout d'un moment, je me suis trouvé une technique : éclairage aux pieds et profiter des lampes des autres, devant, sans avoir à lever les yeux. Ce qui implique de rester en groupe et d'être hyper concentré. Sinon, c'est un plongeon avec double salto arrière et grand écart assuré. Et oui, c'est du vécu !!! Qu'une seule fois heureusement.

A partir du 47ème km, j'ai essayé une demi pâte de fruit, un morceau de banane et une soupe à un ravitaillement. Miracle ! Même topo aux ravitaillos suivants.

Les montées se succèdent aux descentes, et inversement. J'arrive sur les quais de Lyon et là débutent les 5 plus longs kms de la course. 5 kms à se balader dans un sens, monter un pont pour aller dans l'autre sens du quai, le contourner et remonter un pont pour retrouver sur un autre quai. C'est tout plat, mais c'est un enfer dont on ne voit jamais la fin.

Et puis c'est le final. Michèle m'a raconté que certains coureurs avaient pleuré. Je veux bien la croire. Les spectateurs, massé dans les derniers mètres m'ont applaudi, félicité, sifflé comme si j'étais le 1er. C'était chaleureux à l'extrême. Là, j'ai oublié la fatigue et tout et tout. Ca m'a rappelé le final de Lille-Lens. Michèle m'a dit plus tard que c'était pour tous pareil. Ben mince, moi qui croyait que c'était que pour ma belle pomme ! Et je comprend les larmes de certains. Ca, en plus de la fatigue...

Je ne suis pas sur le podium. Tant pis, va. Mais laminé, oui., ensommeillé, oui. Et j'ai, enfin... faim !!!!

Les bonus : L'inconvénient majeur des frontales, outre le fait que l'éclairage soit très moyen en course à pieds, c'est que les piles s'usent petit à petit et on ne se rend pas compte que l'éclairage faibli. Résultat, après un gadin, on pense alors à les changer. Sauf qu'il fait nuit. Et donc attendre le prochain ravitaillement qui est loin, loin...

C'est une course qui m'a coûté le moins cher en nourriture : 1 barre de pâte de fruit et 1/2 barre d'Ovomaltine sur la longueur de la course, plus 2 soupes et 2 morceaux de bananes des ravitaillos. Le reste a été puisé sur la bête. Pas de crainte, il y avait du stock !! Le stock de gels et autres barres énergétiques est, lui, intact !!

A partir de 4h du matin, une envie de dormir m'a prise pour ne plus me quitter. A certains moments j'ai essayé de dormir en courant. Pas facile et... dangereux. Mais la tentation était forte !

Si les premiers ravitaillos ont été rapides, aux derniers, c'était presque du camping. Il y faisait bon chaud, sous des grandes tentes, beaucoup de monde. Ca rigolait, ça se reposait. Ca donnait pas envie de repartir. Un peu de temps perdu là, c'est sûr.

Un beau moment : lorsque le jour a commencé à poindre. L'horizon rougit par un soleil qui avait réussi à se faire une place parmi les nuages. Et enfin éteindre la frontale. Un autre jour débutait.

Le 20ème km, des coureurs s'étiraient, continuaient à marcher au sommet des grosses côtes avant de reprendre la course. Dur, dur pour eux le crois.

Cette prépa a été la plus sérieuse que j'ai faite avec le plus de kms et le plus de dénivelé. J'ai peut-être levé le pied un peu trop tard et arrivé un peu fatigué.

Résultats : J'avais voulu refaire cette course, celle de l'année dernière ayant été, à mon avis, faussée par la neige. Et bien boue et neige, même handicap. C'est le mêmes temps sur les 2 courses et même dans les temps intermédiaires. Ou alors c'est moi qui ne peut pas aller plus vite. Ben tant pis. Résultats de cette année 2011 : partants 5800 (chiffre des organisareurs) : 3560ème en 11h 01mn 12s. en 2010 : 5780 partants ; 3240ème en 11h 03mn 50s

En regardant de plus près les résultats, il semblerait que la course soit plus difficile qu'elle n'y paraît. Ou alors ne nombreux coureurs arrivent mal préparés.

J'ai refais la Saintélyon parce que je pensais faire mieux qu"en 2010. Avec le recul, c'est, en fait, en 2010 que j'ai "fait fort". A mon humble niveau, bien sûr.

des images de cette Saintélyon bis    à cet endroit    Survolez les photos avec la souris..