le "road trip" d'une vie : de Montréal à ... Montréal
notre quotidien. Enfin presque
Habitat : il est très éclaté. On a été surpris de découvrir des tonnes de magasins (genre entrée des villes de par chez nous. Il semblerait que l'on ai rien inventé !) alors que l'on ne passait que devant quelques maisons. A croire qu'il y avait plus de magasins que d'habitants. En fait, les gens, Canadiens et Américains, habitent dans des maisons très éloignées les unes des autres et la zone de calandises d'un magasin peut largement dépasser les 50km.
Voiture : on a constaté une chose, les distances sont toujours longues. Quand quelqu'un vous dit "c'est à 3 blocs", comptez 3 kilomètres. les 3 blocs sont vrais, mais ils sont longs, longs, longs... Si on y ajoute un habitat éclaté, la voiture est INDISPENSABLE, les transports en commun étant inexistant. Sinon on meurt. Comme les routes pour y accéder peuvent être des chemins, les pick-ups ou les 4X4 sont légions.
Voiture bis : aux USA, mais aussi au Canada, les panneaux routiers indiquant des noms de villes sont rares. Pour circuler, on suit les numéros de route inclus dans un logo qui indique alors le type de chaussée : autoroute, route nationale ou locale. Un peu déstabilisant au départ mais quand on a compris le système, ça marche bien. Mais ça implique de connaître la région ou d'avoir une carte, chose que nous possédions. Bien sûr le GPS est un plus mais il ne suffit pas si on veut se détourner d'un itinéraire ou qu'un manque de mise à jour, la notre datant de 10 ans, n'indique pas la route où vous êtes et vous situe dans les champs.
Obèses, pas obèses ? : les 2. Tout dépend des régions. Celles qui sont défavorisées ont un taux d'obésité incroyable. Et quand on dit obèses, c'est obèses. La médecine dit alors morbide. A tel point que Walmart, le "Carrefour" de là-bas, met à leur disposition des chariots électriques pour leur éviter de marcher et aussi... de soigner son chiffre d'affaires. Avec, bien sûr, un grand panier pour y entasser des victuailles. Il a tout compris, Walm
art ! Dans les régions abritant des industries high-tech, San Franscico et la Silicon Valley par exemple, l'obésité est plus rare.
Les trains : les trains de voyageurs sont quasi inexistants. Par contre, les trains, ou plutôt les convois de marchandises ne sont pas rares du tout et sont d'une longueur hors du commun. Surtout au Canada où Michèle a compté 170 wagons et 3 locos (1 devant, 1 au milieu de 1 derrière) Et ce n'était pas le plus grand. Il leur arrive, surtout au Canada, de croiser la transcanadienne sans passage protégé, juste avec des feux rouges clignotants qui sont énormes et se voient à des kms. Et quand ils passent, à faible vitesse, il faut patienter, patienter... En ville, pour se signaler dans les carrefours, ils font marcher leurs énormes klaxons. On les entend toute la nuit.
Nos rituels :
Les Mac Do : on démarrait vers 7h 30 le matin ou 6h lors des périodes très chaudes et on s'octroyait une pause vers 9h - 10h lorsque l'on voyait un Mac Do au bord de la route. Cette halte avait plusieurs avantages : 1- boire un café, 2-se connecter sur internet, tous les Mac Do ayant le wi-fi gratuit, mais pas toujours performant. Un service qui ne nous coûtait que 2$ et 3: trouver, grâce à ce wi-fi des adresses d'un Wall-Mart, d'un camping ou, mais plus rarement, d'un hôtel pour le soir. On faisait aussi une pause dans l'après-midi, mais c'était pas systématique, c'était surtout si une variable nous obligeait à changer nos plans pour le soir.
Les Walmart : comme on avait pas de frigo opérationnel, on faisait, le soir notre ravitaillement pour les victuailles très périssables. Et Walmart était imbattable sur les prix et présent partout, partout, même dans ce qui paraissait être des bleds. Autre avantage, il abritait souvent un Mac Do et là c'était internet gratuit. Sans consommer. Dans tous les Walmart il y avait des toilettes très correctes et on y faisait quelques provisions de serviettes essuie-tout. Sur leurs grands parkings, on y passait aussi la nuit et personne ne nous a viré. Au contraire, lorsqu'il y avait un service d'ordre qui circulait toute la nuit, on leur demandait la permission et elle n'était jamais refusée. Sympa Walmart !
Les Walmart bis : donc souvent le soir on allait faire nos courses chez Walmart. Ensuite, on s'installait sur son parking et Michèle cuisinait notre repas du soir. Comme il faisait très chaud en journée, le midi c'était crudités et fruits et on se rattrapait au diner. On mangeait, toujours sur son parking et on lui laissait nos poubelles dans ses sacs qu'il distribuait à foison lors du passage en caisse, comme il y a pas mal de temps chez nous. Donc, on bouclait la boucle et le vendeur récupérait SES déchets dans SES sacs.
Les Walmart ter : après avoir rangé nos victuailles dans notre tracteur, Michèle allait remettre son caddy dans son emplacement alors que les autres clients les laissaient sur place. On a aussi connu ça. Je me suis aperçu qu'un employé n'appréciait pas du tout. En fait, Michèle lui piquait son boulot et aussi, à terme, lui ferait perdre son emploi. Donc on n'a plus continué dans notre bonne action citoyenne, préférant que le gugussse garde son job.
Les Walmart quatro : on a été étonné de voir le nombre de gens constituant le personnel d'un magasin. Et surtout les personnes assurant le contrôle de l'accueil. Souvent elles faisaient partie du 3ème âge ! En les regardant faire, je me suis aperçu qu'elles étaient là pour recevoir les clients plus que de les contrôler. Malgré leur âge, elles le faisaient très bien, de manière courtoise et avenante et non pas comme une contrainte. En examinant plus attentivement les employés, j'ai remarqué qu'en fait ils étaient représentatifs de la clientèle : normaux, obèses dans certaines régions, ou âgés, mais jamais m'as-tu-vu.
La bière : ceci est une futilité : dans les fims américains, les acteurs, et aussi actrices, boivent toujours la bière à la bouteille. Voir Clint Eastwood dans ses films actuels. On a constaté que c'était bien la réalité. On aime la bière dans un verre et donc on en demandait un. Cela ne nous est jamais été refusé et il suffisait, au moment d'être servi, de lever la main et aussitôt on nous le proposait.
L'essence, notre obsession : notre titine consommant environ 15l /100km et ayant une jauge des plus fantaisiste et une capacité du réservoir inconnue, tous les 450 km, on s'attelait à trouver une station. Tout ce passait bien ainsi, sauf 2 fois. La 1ère fois nous avions enfin trouvé notre graal, plus de 80 litres de bibine à la nuit tombée. C'était une station un peu bizarre où les réservoirs étaient à l'air libre, comme pour le gaz chez nous mais en beaucoup plus gros. La seconde fois, on était parti de Custer avec 1/4 de réservoir d'essence. Et pendant 130km, pas de station, pas de village, que de la rase campagne et du quasi désert !!! Là on a flippé un max et on n'osait pas sortir de la route, aucun autre village sur la carte. Enfin !!! Une station dans un petit bled. Un prix au litre, ouh là, là. Mais là on ne discute pas. Et dans le magasin, vieillot, peu éclairé, qui faisait aussi bistrot et pompes à essence, arrive une dame, en salopette et chemise à carreaux, descendue de son gros pick-up et s'est installée à une table occupée par 3 hommes et attaquent... une partie de cartes. Une scène de nos campagnes, il y a... 50 ans ! Michèle n'a pas osé LA photo. Moi non plus d'ailleurs, je n'aurais pas osé
Le désert : on l'a longé des kms et des kms durant. En fait il a fait partie, avec les Montagnes Rocheuses, du paysage de l'ouest américain, hormis une bande le long du Pacifique en Californie. Ce qui nous a fait rire, et aussi interpelé, le long de la route entourée d'un immense désert, classé d'ailleurs désert national, menant à Las Vegas, c'était un écriteau "à vendre" suivi de sa surface !!! Qui pouvait bien avoir envie d'acheter un bout de terrain au milieu de nulle part et semé de cailloux et de cactus ! Qui ? C'est fou, non ?
notre quotidien illustré en 2 diaporamas
Des images illustrant notre route au long des USA là Survolez les photos avec la souris..
La suite de nos photos au long de notre route aux USA là