M A M I A L B . c o m



un des dix marathons



voir le Colisée... et courir




Cette fois nous avions rendez-vous à Rome, pour un marathon printanier. Ce n'est pas ceux là que je préfère, mais on ne choisi pas les dates des courses en fonction de ses désirs. Une préparation spécifique en hiver n'est pas idéale, la neige et le froid n'engagent pas à des sorties supplémentaires et plus longues pour s'entraîner. Et côté mauvaise météo, cette année a tiré un sacré numéro. Les marathons de fin d'été début de printemps sont mes préférés.

Nous voilà arrivés, Michèle et moi, dans cette ville mythique (ça fait un peu cul-cul et lieux-communs, mais tant pis !) le vendredi précédent le départ et on est aussitôt parti prendre possession du dossard, histoire d'être débarrassé de cette corvée.

Le lendemain, visite de la ville, du moins en partie vue l'immensité des sites historiques. Point de détails ici des monuments, ils sont dans tous les manuels touristiques. La course a eu un bon côté : tout en courant, j'ai pu voir des endroits très sympas à visiter ou à s'attabler... après.

Ce séjour a été une véritable cure de pâtes. C'est quand même le pays. Et puis il y avait l'excuse de se goinfrer en glycogène, de se remplir les muscles de cette substance si nécessaire à un coureur de fond. Et puis après la compétition, c'était histoire de hâter la récupération. Comme quoi les excuses ne manquent pas pour justifier un plaisir gustatif. D'autant plus que pour déguster ces plats nous n'avions pas à aller très loin. Le resto était au pied de notre hôtel !!! Quand on a vu la longueur de la file d'attente, on a su qu'on c'était pas trompé et que cette "cantine" était une bonne adresse.

Autre gourmandise, pour moi, le café. En Italie il est super serré, extra réduit. A peine trois cuillères à café dans le fond de la tasse. En plus bon marché, environ 80 centimes !!! Nous n'avons pas oublié de faire une virée chez un des plus célèbres glaciers de la planète, c'est du moins ce que les spécialistes disent. Tout ça n'engendre pas la mélancolie. Par contre, pour le tour de taille ...

Bon, ben et la course? Bien. Comme toujours, après coup, on se dit qu'on aurait pu glaner une minute ou deux à un endroit, à un ravitaillement, au départ. Mais ce sont des détails. Le circuit : j'ai aimé. Un peu de faux plats montants, et donc descendants, mais rien de méchant, une dizaine de kms en dehors de la ville et un passage sur une portion d'autoroute, là c'était pas trop cool. Par contre, toute la vieille ville est composée de pavés et cela représente facilement un bon tiers du parcours. Au début, ça passe encore bien, mais à partir du 35ème kilomètre, c'est plus pareil. On les maudits. On les imagine tels quels, depuis que Jules César se promenait dessus avec son char. Ils auraient pu les faire plus plats, plus jointifs, mieux quoi. Comme du macadam par exemple. Les minutes de perdues ont été certainement là, mais ça fait aussi partie du charme de ce marathon. L'ennui vient de l'uniformité, dit-on, et bien là c'était vraiment pas ennuyeux. L'arrivée était située au pied du Colisée c'est quand même génial. On oublie tout le reste et surtout la dernière petite côte avant la ligne.

Résultat : brut, 4h26mn ce qui nous amène en réalité à 4h23mn. Les 2 semis sont dans le même temps, le second même un chouîa plus rapide que le 1er, et un gain de 2000 places entre le 5ème kilomètre et l'arrivée ce qui est réconfortant. Somme toute satisfait car je n'étais pas "à la ruine" à l'arrivée, il nous restait encore 2 jours à cavaler dans la ville avant de rentrer. Courir oui, avec un côté culturel, c'est encore mieux. On s'est même fait une petite sieste de récupération au pied de la fontaine de Trévie. Un soleil généreux et un emplacement idéal nous a plongé dans les bras de Morphée au milieu de centaines de touristes !!! A voir sur les photos. Piquer un roupillon là, il faut le faire !!! Faut dire que Michèle avait aussi pas mal cavalé. Elle a réussi l'exploit d'être à 3 reprises au bord du parcours pendant que je courais. Il y avait le métro, d'accord, mais les jambes ont été aussi mises à rudes épreuves. Ces rendez-vous, mine de rien, ont été un bon coup de fouet pour mon moral et pour repartir de plus belle. Car à partir du 25ème km on double pas mal de monde qui commence à marcher et l'on se dit que l'on ferait bien comme eux, qu'après tout on est dans une sacré galère et une petite pause d'une heure ou deux serait la bienvenue. Là, il faut vraiment se bousculer pour continuer. Ou de croiser Michèle qui vous encourage. A partir du 33ème c'est pire, car là, des coureurs sont carrément arrêtés. Mais lorsque l'on double des concurrents, ça aussi c'est supermotivant.

Côté organisation, rien à redire. Tout était impeccable, huilé et rodé. Et bien sympa le sac à dos, en plus du maillot finisher. Le ravitaillement final était peut-être un peu simpliste, mais quand on en est là, le liquide est surtout primordial, et de ce côté là, c'était copieux. Je ne sais pas pour les autres, mais moi je fuis alors tout ce qui a un goût sucré. Il y avait du thé. Moi qui n'en boit jamais, je l'ai trouvé délicieux !! J'en ai même repris !

Avant de quitter cette capitale, un dernier souvenir : la visite de la basilique Saint Pierre. On l'avait gardé pour la fin, histoire d'éviter une foule et une queue interminable. Même pour tout profane, cela reste inoubliable.

Une anecdote, mais qui a son importance. Ce même dimanche, il s'est déroulé le match de rugby des 6 nations Italie-France. Et s'il traînait de nombreux supporters bleu-blanc-rouge, ce n'était pas pour le marathon, mais pour ce match. Il n'y avait qu'à les entendre parler et on avait vite compris. Les "rrr" roulés étaient bien du sud-ouest. Et ils étaient plus bruyants et voyants que les coureurs. Il y avait là un côté festif amusant et... bruyant. Ils ne font pas dans la dentelle, les amateurs de rugby.

des images de ce marathon     à ce lien     Survolez les photos avec la souris..