M A M I A L B . c o m



un des dix marathons



Londres, c'est un autre type de



marathon




Il y a 2 marathons difficiles d'accès : New-York et Londres. Pour le 1er, il faut s'y prendre 18 mois à l'avance, pour le second, seulement 1 an. En 2008, c'était la bonne année.

Michèle et moi, cette capitale, on l'avait déjà parcourue plusieurs fois, dont une avec notre véhicule. C'était il y a longtemps. Depuis lors, je suis très indulgent envers les britanniques circulant en France, c'est vraiment pas évident de changer de sens de circulation, surtout dans les ronds points et aux feux, lorsque l'on veut tourner à droite ou à gauche.

Cette petite digression étant close, venons en aux faits. Après un voyage en Eurostar, là c'était une première, on a pris nos quartier dans un très bel hôtel. On n'y est pas resté cloîtré pour autant, ne serait-ce que pour se dégotter des restos et se nourrir. Le samedi soir, le menu était tout trouvé, "pasta-party" dans la plus pure tradition des marathoniens.

Dimanche matin, a fallu y aller. Toujours cette même appréhension et cette terrible question : "qu'est-ce que je fais là ? Pourquoi je suis venu dans cette galère ? Et puis je vais me ramasser au beau milieu !". Bon, ensuite on discute un peu avec d'autres dans le bus qui nous mène au point de départ et le stress s'éloigne un peu. Le départ a lieu sur les hauteurs, au parc de Greenwich, carrément sur le méridien zéro qui détermine toutes les autres heures de la planète, à quelques mètres de l'observatoire. Même si ce n'est qu'une ligne fictive, ça fait un petit quelque chose. Le temps, à cette heure là, était idyllique et c'était grandiose. L'attente du départ n'a jamais parue longue.

A un moment il a fallu démarrer. Ben oui, on était là aussi pour ça. Comme l'organisation était au top, pas de soucis. Et c'était parti pour 42,2 km. On était en hauteur, il a donc fallu descendre ! Très bien pour un échauffement en douceur. Jusqu'au 10ème km, impeccable, bon rythme, tranquille, hélas sans pouvoir discuter, rapport à la barrière de la langue. Quelques mots, ça va, une conversation, c'est autre chose. C'est à partir de là que l'Angleterre s'est rappelée à nous : il a commencé à pleuvoir et le vent s'est levé. Sur des maillots tout mouillés de transpiration ! De chaud, c'est devenu glacial ! Une vrai pluie de mi-avril. Cette averse a duré une quinzaine de km, mais il en a fallu encore quelques uns pour que les vêtements séchent un peu.

Cela a bien roulé, si on peut dire, jusqu'au 23ème miles, soit 35ème km. Là s'est devenu plus difficile. Un petit ennui intestinal m'a obligé à un arrêt de quelques minutes et le reste s'est déroulé en "piochant", à l'énergie et au mental. La ligne d'arrivée a semblé être le Graal que l'on croit pouvoir atteindre et qui fuit sans cesse. Son passage a été une sorte de délivrance. Ensuite, c'était la routine : médaille, maillot souvenir, récupération des effets dans le vestiaire itinérant...

Il y a eu un grand moment au milieu de la course. Un très grand moment d'ailleurs.Une de ces surprises que l'on n'a pas souvent. Devant moi, un léger ralentissement et des coureurs regardant sur le côté. Arrivé à ce point, stupeur : des guerriers Masaïs, costumes, arcs, flèches, lances à la main, couraient bien en ligne, accompagné d'un cliquetis et psalmodiant une litanie rythmant leurs souffles et leurs foulées. Majestueux et impressionnant. Un souvenir éternel. Le lendemain, la presse faisait mention de cet événement et de l'invitation de ces guerriers par les organisateurs dans le cadre d'une opération humanitaire pour ces contrées africaines.

Des coureurs déguisés ou habillés de manière folklorique, il y en a eu plusieurs. Le "hit" à l'applaudimètre : 2 gus, eux, très... déshabillés. En mini-string, s'il vous plaît !!!

Autre chose. En France, pour courir, on vous demande un certificat médical d'aptitude à la course à pieds. En Angleterre, comme en Allemagne, en Suisse, aux USA...., non. Juste une recommandation médicale. Chaque coureur prend ses responsabilités en tant que personne majeure. C'est pourquoi il y avait des participants d'un âge ou embonpoint certain. Et même les deux !! Faut dire aussi qu'à Londres, il y a tellement de demandes pour y participer que les organisateurs sélectionnent les coureurs par un tirage au sort. Alors si certains avaient postulé depuis plusieurs années, lorsqu'ils sont pris, surtout, ils ne lâchent pas l'affaire. Qu'elle que soit les circonstances.

Courir un marathon n'empêche pas une visite des lieux ni de faire des achats, comme chez Harrod's, le temple de ce qui est rare, de bon goût et ... cher !!!

   

des images de ce marathon     bientôt     Survolez les photos avec la souris..