M A M I A L B . c o m



un des dix marathon



un Berlin de rêve




Après Florence et Paris, Berlin a été, fin septembre 2007, mon 3ème rendez-vous avec un marathon. Autant le dire tout de suite, il a été super. Mais commençons par le début.

Dès le départ de chez nous, les choses se sont bien déroulées. L'hôtelier berlinois était très sympa, malgré l'heure tardive de notre arrivée, et le resto près de l'hôtel plein de surprise. Il nous a servi un plat, en fait un truc où il y avait un peu près tout : l'entrée, le plat et le dessert !! Le plus marrant, c'est qu'il s'imaginait nous avoir préparé quelque chose d'appétissant et c'est fièrement qu'il nous avait déposé ce plat devant nous. On a immortalisé sa devanture comme un souvenir culinaire inoubliable.

Le lendemain, à l'expo marathon pour le retrait du dossard, 2 demoiselles avaient créé un attroupement en ayant l'air de distribuer des maillots "techniques" de course à pieds dédiés à un sponsor, Samsung. Arrivé à mon tour, je m'étais mis dans la file au cas où, l'une d'elle m'a posé des questions auxquelles je ne pouvais répondre... ne les ayant pas comprises. De guerre lasse, elle me l'a quand même donné ce foutu maillot. Plutôt jeté que donné d'ailleurs ! Il a au moins une histoire drôle pour moi celui-là !!!

Le soir en quête d'un restaurant, on est tombé, par hasard, sur un "italien", un vrai. De la vrai cuisine de là-bas servie par des "petits vieux" italiens pure souche qui ne parlait qu'italien entre eux. Du coup je comprenais enfin quelque chose dans ce pays où la langue m'est aussi familière que le mandarin de Hong Kong. Et un régal pour une "pasta-party" traditionnelle avant un marathon. C'était juste après avoir retiré le dossard et la "puce" à l'expo marathon.

Le diamche matin, le patron de l'hôtel avait ouvert de très bonne heure la salle du petit déjeuner pour les candidats au marathon. On était sept ou huit concernés. C'était très sympa de sa part car d'habitude je petit-déjeune dans la chambre d'hôtel avec mes aliments. La théorie en la matière veut qu'il se passe 3 heures après avoir mangé avant le début d'une course. Donc 9h moins 3h égal 6h ce qui est en général trop tôt pour un hôtel un dimanche matin.

Accompagné d'un stress habituel pour ce genre d'occasion, on s'est rendu, Michèle et moi, sur le lieu du départ en métro pour se séparer à l'entrée d'immenses vestiaires. A louer sans retenues l'organisation impeccable des Allemands. Tout est prévu, tout roule nickel, tout baigne.

La course en elle même s'est déroulée on ne peut mieux. Le départ et l'arrivée sous la porte de Brandebourg et pour final l'interminable ligne droite de l'avenue "Unter den Linden", les Champs Elysées berlinois. On y aperçoit la porte au loin et on a l'impression que plus on avance, plus elle vous fuit.

Les kilomètres ont défilé sans anicroche. J'y ai d'ailleurs réussi mon meilleur temps en regrettant un peu, après coup, d'avoir zigzagué et monté sur les trottoirs dans les 10 premiers kms pour doubler des coureurs plus lents. Je pense que j'y ai laissé là quelques plumes en terme d'énergie. Mais  bon, ça ne devait pas aller chercher très loin au niveau temps, tout au plus quelques minutes. Pendant la course, il n'y a pas eu d'anecdotes, sinon un asiatique s'arrêtant régulièrement pour prendre des photos de la foule.

Une surprise, du moins pour moi, à l'arrivée. A côté des stands boissons, thé, café, eau...., histoire de se réhydrater, un stand "bière" !!! On était bien en Allemagne. Autre surprise : on y parlait, outre l'allemand, beaucoup l'italien dans la file d'attente de ce "bistrot" de campagne. Quelqueq mois plus tard, j'ai appris que la bière était un boisson pouvant favoriser la récupération. Une info que j'ai mis alors en pratique assez assidûment !

Le retour à l'hôtel en métro. Pour marcher, ça allait, mais que les marches pour descendre vers les stations étaient difficiles. Ouh là, là, dur dur !! Michèle se marrait bien de me voir ainsi !

Il aurait été idiot d'avoir fait ce déplacement juste pour une course, aussi, Michèle et moi sommes restés quelques jours de plus pour visiter cette capitale allemande. Beaucoup de monuments relatant la dernière guerre mondiale et des vestiges de la guerre froide comme le Checkpoint Charlie. Autres curiosités du lieu, les traces de l'ancienne RDA, les voitures Trabant, l'Alexander Platz. Mais Les vieux bâtiments de cette ancienne partie "rouge" faisaient place à des tours ultra modernes toutes de verre et d'acier. Face à cette partie assez froide, il y a des lieux pleins de vie comme cette brasserie, qui ne payait pas de mine, mais qui s'est révélée, à notre entrée, très vivante. Un brouhaha sonore fait de rires, de paroles et un va et vient continuel rendait cet endroit chaleureux et animé. Un anti-stress sans médicaments.

Autre rareté pour nous : une image d'Epinal trônant au dessus de la caisse de la plus célèbre chocolaterie d'Allemagne.

Sur le chemin du retour, une visite au château Sans Souci s'imposait. Louis, le père de Michèle, nous avait raconté sa visite lors de la guerre, pendant sa captivité. Il devait mettre des chaussons pour visiter certaines pièces de ce château. Allez, je vous le donnes en mille : encore aujourd'hui, il faut les chausser ces godasses !!! La preuve en image.

En résumé : très, très grand souvenir, autant pour la course que pour le séjour dans une capitale étrangère même si la langue pose quelquefois un problème. Mais avec un sourire et des mots de politesse, les gens font tous un effort pour communiquer et les difficultés s'applanissent. Et ça rend le séjour encore plus marrant.




des images de ce séjour   bientôt    Survolez les photos avec la souris..