M A M I A L B . c o m



Pour une grande première : les 23 km du LUT


rien que ça !


Un pari un peu fou, mais c'était la seule course que Michèle, pratiquant la marche mais pas la course à pieds, pouvait, à mon avis, réaliser. Le Lyon Urban Trail : le LUT. Pas les 12km, qui auraient été trop rapides , ni les 36 km, trop longs. Les 23km étaient la bonne alternative : 23km, 1100m de dénivelé positif, environ 3500 marches et une barrière horaire au 18ème km.

Restait à s'entrainer. Si cette idée a germé dans ma petite cervelle, c'est grâce à Laure et Hervé qui ont établi un circuit urbain dans Epinal comptant quelques 1100 marches dans un périmètre très restreint. En supprimant les débuts et les fins de parcours pour réduire la distance, Michèle et moi, on a "escaladé" progressivement, jusqu'à 4 fois de suite ces "maudites marches" dixit Michèle. Pour les sorties longues, on a adopté un circuit déniché à Plombières par Dom. On a supprimé la dernière partie trop plate pour ne conserver que celle comportant pas mal de dénivelé. On y a ainsi fait 2 sorties de 23 bornes et des bosses conséquentes. Pile poil le but recherché !

Le grain de sable de l'affaire : un chute idiote et me voilà avec un poignet fracturé. Du coup, une fin de mois de mars perturbée au niveau des entrainements. D'une certaine manière elle était assez contente de souffler un peu.

Le samedi précédent la course, elle a été chercher son 1er dossard de coureuse. Certainement le dernier. Enfin c'est ce qu'elle dit ! A voir si je ne trouve une autre opportunité...

Anecdote 1 : évidemment, les derniers jours précédents la course, le régime alimentaire était celui du "sportif" : des féculents à index glycémique bas. Des pâtes donc. Et c'est ainsi que 2 individus se sont fait réchauffer des "Bolinos" sur un coin de parking d'un Leclerc ! Le soir, c'est une pizzéria qui nous a nourri. Quand même.

Le jour J : du stress, comme depuis plusieurs jours d'ailleurs, et puis une fois dedans, c'est parti. La 1ère difficulté était "tuante" : quelques dizaines de mètres après le départ, un ancien chemin de funiculaire reconverti en une route. Un mur. Ensuite, la barrière horaire est avalée avec une marge confortable et elle a géré la course nickel chrome que ce soit en allure, alimentation et hydratation.

Résultats : 3h50mn.et, anecdotiquement, 3ème V3 ! La dernière est reléguée à 30mn. Elle est championne du monde... de sa rue !!!!! Et il faut le dire : on est super fier de ce qu'elle a fait, d'autant que le pari était, et pas qu'un peu, fou.

Anecdote 2 : au départ elle ne devait que marcher. Puis elle a commencé à courir avec moi dans les descentes et ensuite un peu sur le plat. On a terminé par un tour de Bouzey, 7km, en courant, hormis la petite montée.

Surréaliste: un gus a couru le 36km pieds nus. Et c'était pas un Ethiopien ! La preuve en image au 28ème km.

Anecdote 3 : comme j'avais fais la prépa avec elle, je me suis inscrit sur le 36km. Avec une fin de course difficile, j'ai terminé en 5h09mn les 1600m de dénivelé positifs et les 6000 marches. Le dénivelé n'était pas surévalué, pour les marches, j'ai pas compté !

Au final : grand coup de chateau à Michèle qui n'a jamais renaclé à l'entrainement, est allée au bout de ses forces, a adopté, au moins pour cette compétition, la course à pieds. Et puis tout le reste. Un grand merci.

Quels souvenirs ? cela restera une journée importante dans nos mémoires. Surtout les jours suivants. La faute aux courbatures !!!!

Retrouvez tout ça en images en suivant ce lien : voir survolez les photos avec la souris..