Estelle fait partie, en tant que bénévole, de l'association "Le Phare" à Montréal. Cet organisme accueille, dans une maison, des enfants en soins paliatifs. Ils sont soignés dans comme dans un hôpital mais dans un environnement beaucoup moins autère et traumatisant. Tous les intervenants, médecins, infirmières... officient bénévolement et Estelle, tous les dimanches, anime une récré pour donner un peu de sourire à ces jeunes malades.
Mais pour faire tourner ce centre il faut quand même de l'argent. Il y a des factures de fonctionnement qu'il faut bien régler. C'est pourquoi Estelle a organisé, entre autre, des repas concoctés par ses amis et vendus à des collègues de travail, les bénéfices étant reversés à l'association.
Un groupe du Phare a proposé un voyage en Afrique avec, comme but principal, l'ascencion du toit de ce continent : le Kilimandjaro !!! Rien que ça.
Mais le billet d'entrée a coûté bien plus qu'un bras : le don d'une somme d'argent pour le Phare plus le coût de l'expédition et du voyage. La tirelire d'Estelle, et bien plus, y est passée. Mais ce sacrifice en valait la peine pour cette globe-trotteuse intrépide.
Le Kilimandjaro, c'est quoi, c'est où ? c'est une montagne en Tanzanie (vers le sud de l'Afrique) qui culmine à 5 892m, soit presque 1100 m de plus que le Mont Blanc. C'est le toit de l'Afrique. La Tanzanie, c'est aussi le pays des Masaïs !!! ( merci wikipédia.org !)
L'ascension s'est déroulée sur plusieurs jours avec un souci de la part des organisateurs : la sécurité.
En effet. A partir d'environ 3500m, un danger guette les organismes : le mal aigu des montagnes (MAM). Les conséquences varient d'un mal de tête, de vertiges à un oedème cérébral et pulmonaire. Pour éviter ce phénomène, il n'y a qu'une seule alternative : s'acclimater à l'altitude. C'est pourquoi le groupe est monté progressivement et a passé 2 jours à randonner entre 3500m et 4500m.
Le dernier jour d'ascension : partis de 3500 m au petit jour, le groupe a gravi la montagne jusqu'au 4800m. Une pause de récupération et les montagnards sont repartis à 11h du soir. Pourquoi cette heure là ? Pour arriver au sommet au lever du soleil et... en prendre plein les yeux !!!
Que les derniers mètres ont été durs ! La fatigue de cette journée sans fin, la raréfaction de l'oxygène, le froid malgré toute la panoplie de vêtements de montagne sur soi, l'absence de répères dans la nuit pour voir le sommet, des maux de tête, ont rendu ce final très très difficile. Les sacs à dos, pourtant quasiment vides à ce moment là, semblaient peser des tonnes, le moindre pas demandait des efforts immenses. Pour couronner le tout, phénomène aussi dû à l'altitude, une envie de s'arrêter pour dormir s'est emparrée des marcheurs et des maux des têtes sont apparus. Envie combattue expressemment par les guides. Qui, d'ailleurs, n'étaient pas non plus vaillants, vaillants, soit dit en passant. Eux aussi souffraient et n'étaient que peu disponible pour les membres du groupe.
Enfin le GRAAL est atteint !!!!!!!! Avec la vue panoramique promise sur la plaine africaine. Une grande allégresse a envahi le groupe : le KILIMANDJARO était vaincu !!
La descente : ben oui, ils n'allaient y passer la journée là-haut. Et, grand étonnement de tous, après quelques centaines de mètres, les douleurs, la très grande fatigue s'estompaient et les bonnes sensations revenaient. Du coup, le moral aussi. Le bonheur était là, dans toutes les têtes. Avec non pas l'impression d'avoir réalisé un exploit immense, mais d'avoir réalisé un rêve, l'aboutissement de nombreuses randonnées d'entraînement, dans les montagnes canadiennes et américaines, dont l'une avec nous et qui nous a laissé un très bon souvenir. (voir le triptyque à Montréal)
Et bien nous on le dit haut et fort : c'est un immense exploit qu'Estelle a réussi. Un 6000 mètres c'est une montée de géant !!!!
Anecdote 1 : ce voyage s'étant déroulé en toute fin d'année 2014, elle était donc là-bas pour son anniversaire, le 6 janvier. Surprise pour elle : les guides lui ont souhaité une sorte de "happy birday" très approximatif, ne connaissant pas la chanson, suivi d'un chant et une danse de leur folklore.
Et puis, double effet kisscool : une amie de Montréal lui a transmis via internet un montage vidéo de ses amis et de nous même lui souhaitant un bon anniversaire. Un anniversaire inoubliable à plus d'un titre, c'est sûr !!
Anecdote 2 : lors de son retour, elle avait une escale de plusieurs heures à Amsterdam. Une bonne occasion d'aller la voir. Elles sont assez rares ma fois, alors on ne l'a pas laissé passer. Devant un "brunch" dans un petit resto, on a écouté religieusement le déroulement de ses exploits en visionnant les photos. C'est ce qui vous y est retranscrit ici même.
Les photos prises au sommet, il n'y en a pas. La fatigue et la vue panoramique lui ont fait oublier de sortir son appareil photos. Mais ces moments là seront gravés à jamais dans un coin de sa mémoire.
conclure le Kilimandjaro par un safari
L'occasion faisant le larron, il aurait été vraiment dommage d'avoir fait un tel voyage, vécu des émotions si extraordinaires et de ne pas faire une balade dans la savane africaine.
Donc Estelle, et une partie de son petit groupe, est allée à la rencontre des animaux sauvages en liberté. Un périple de quelques jours pour découvrir des lions, éléphants, girafes... au milieu de la savane.
Anecdote 1 : quelques lions ont traversé le chemin devant leur véhicule à la poursuite d'un troupeau de buffles. Ceux-ci, nullement impressionnés, se sont mis en ordre de bataille et ce sont eux qui ont commencer à charger ces lions !!! Et les voilà qui repassent devant leur jeep, dans l'autre sens cette fois dépités et fort maris !!!! Comme quoi "l'union faisant la force" a vraiment un sens !!!
Anecdote 2 : qui dit Tanzanie, dit Masaïs, donc une visite pour aller à leur rencontre. Mais comme partout, les gens évoluent avec le progrès, Masaïs ou, par exemple, Indiens, et c'est tant mieux pour eux. Ce qu'ils ont montré, c'est ce qui est réservé aux touristes. Mais l'esprit reste et le mode de vie de leurs aieuls était bien montré et expliqué.
Anecdote 3 : dans la petite ville de leur hébergement les gens vivent sans trop de moyens (voir des photos plus loin). Mais une percée technologique a fait un bond étourdissant, comme partout dans le monde d'ailleurs : le téléphone portable !!! Ils sont collés sans arrêt à leur bigophone !!! Comme chez nous, quoi !!!! Estelle a pu profiter de ça en se connectant au wi-fi de son hôtel. Enfin quand ça marchait à peu près bien.