L'envie nous a pris : aller à une fête de la bière. Et tant qu'à faire, la plus grande, la plus renommée, celle qui a été la pionnière et qui est, dans le genre, la référence : l'Oktober Fest de München !
Le 1er problème : on avait rien de réservé ! Les hôtels, tu oublies ! Blindés depuis longtemps. Reste le camping ? La solution retenue : dormir dans mon véhicule : un Espace. C'était la bonne, d'autant que pour la cuisine, on y prenait que le p'tit déj', les autres repas sur la fête.
Voyage et arrivée sans encombre, merci Mme Tom Tom, et installation sur un terrain de camping inhabituel : c'était le parking du parc des expo de Munich qui avait été transformé, le temps de la manifestation, en terrain de camping géant avec toutes les commodités y affairant.
Avantage énorme : à 100 m d'une station de métro. De plus, pour 25€ t'avais droit de voyager 3 journées complètes pour 5 personnes ! On était 2 et pour 3 jours, donc dans les normes.
La fête
C'est d'abord une immense fête foraine avec principalement 2 types de distractions : 1-la bière et la bouffe ; 2-les manèges. Pas de machines à sous, de loteries, mais de vrais manèges pour tous, surtout les jeunes, mais aussi les enfants et... les séniors. Si, si, la preuve sera en image.
Les tentes : immmenses. Pour pas loin de 5 000 personnes, enfin les plus grandes, tenues uniquement par les brasseurs locaux, affichaient complet, pratiquement toutes les places étant réservées à l'avance. D'où notre déception le 1er soir. Mais ça s'est arrangé le lendemain.
Quelques marques : Paulaner, HB (Hofbrähaus), Fisher,...
D'autre tentes, plus petites, mais sans orchestres, genre rotisseries, étaient aussi remplies que les autres. Et aussi bruyantes et sympa.
Les orchestres : uniquement dans les grandes tentes. Alors là, ça faisait bouger. Que des morceaux entraînant, genre marches avec force cuivres, des voix de stentors (hommes et femmes), et un leitmotiv qui revenait très, très régulièrement : ein, zwei, drei... Pour faire boire les gens, naturlich !
Et nous là-dedans ! comme dit précédemment, le 1er soir, on a diné dans une petite tente. Sympa, nos voisins de tablée souriants, une serveuse grognon, on ne comprenait pas grand chose de ce qu'elle nous disait mais on a réussi à avoir ce qu'on voulait, et notre 1er litre de bière !!!
Le second jour, par hasard, on a décodé le processus pour manger dans les grandes tentes. Etant arrivé tôt, enfin pour nous, vers les 15h, devant notre mine déconfite en voyant la salle pleine, une serveuse nous a proposé de monter sur les mezzanines où l'on a pu consommer et manger sous les flonflons de l'orchestre. Seule contrainte, libérer la table pour 18h30, étant réservée pour des gens de BMW. Pas génant, ça nous laissait largement le temps de boire notre litre, de manger un demi-poulet et d'avoir les oreilles bourdonnantes de bruit. Le soir nous sommes retournés dans notre rotisserie, cette cantine n'étant pas mal, pour un truc léger, et... 1 litre de b.... !
Le lendemain, re-belote, mais dans une tente à poissons grillés. Pas donné-donné c't'affaire, en fait un maquereau de 400g chacun, si, si, mais excellent. Et un litre de... Pour le soir on a été dans Munich pour le même style de restauration et avec orchestre. En fait on voulait surtout manger des Knôbels (ortographe à vérifier !), tant vantés par des Allemands. Ben, moyen-moyen. Heureusement la viande était bien. Le tout étant accompagné d'un l... de b.... !
Le mass : incontournable. La bière, hormis dans les petites échopes, le mass était la norme, soit la chope d'un litre. La première fois ça fait un peu peur. Rapidement on a fait comme eux sans problème. Evidemment, les soirs sont gais. Très gais même ! A raison de 2 litres et demi par jour les 2 premiers jours et que 2 litres le 3ème, et ça entre 15h et 20h, ça fait baigner les neurones dans une douce euphorie et dérider les zygomatiques. Bref, on rigole bien.
Le bruit : ce qui frappe dans les tentes, ou même dans les restaurants de ville, c'est le bruit. Non pas quelque chose de strident, mais un brouhaha assourdissant. Les gens ne crient pas, mais le son des voix s'additionnant, ça devient énorme. Mais aussi très sympathique. C'est qu'il y a plein de vie là-dedans, du bonheur de se retrouver, de faire la fête. Alors, si l'ochestre s'y ajoute, c'est proche de ce pourrait être le paradis.
Le costume local : la 1ère chose qui frappe en arrivant à Munich, c'est la tenue de nombreux Munichois. Déjà dans le camping, quelques jeunes étaient vêtus dans un style étrange. Itou dans le métro, où là c'était en grand nombre et alors à la fête... c'était la norme. En fait c'était nous qui nous retrouvions déguisés.
La description serait trop longue, des photos qui suivent seront plus explicites. Ce que l'on pensait, Michèle et moi, c'est que les autochtones jouaient le jeu à un mot d'ordre local. Et bien non. Personne ne jouait. Il nous a semblé que c'était leur costume de fête, celui que l'on revêt lors d'une réunion de famille, d'une fête. Une tenue quasi habituelle. La surprise des premiers instants à succédé à des réflexions très positives. Dixit Michèle, les robes soulignaient avantageusement les tailles des femmes et accentuaient leur poitrine. Elles étaient vraiment jolies à regarder. Les hommes n'avaient rien à leur envier. Là aussi le costume soulignait leur prestance. Bref, le premier regard ironique passé, on les a un peu admiré d'avoir conservé et surtout continué de porter en public un costume un peu ancestral.
Donc : dans l'ensemble, on a été surpris que les Allemands aiment faire la fête et tout en buvant des litres et des litres de bière, restent toujours en deça d'une ligne rouge. Des préjugés qui s'écroulent en 3 jours !!!
Les langues : bien sûr, tout était écrit, dans les cartes de restaurants, les affiches, les explications, en allemand, mais aussi en anglais et en... italien ! Mais pas en français. La raison : l'Italie n'est pas loin et beaucoup d'Allemands y passent des vacances, mais aussi beaucoup d'Italiens viennent à Munich. La preuve nous a été donnée par le nombre de campeurs et camping-cars sur le terrain de camping.
La vitesse sur les autoroutes : là aussi une idée reçue qui s'écroule un peu. Si elle n'est pas limitée, la réalité est toute autre. Les autoroutes étant gratuites, elles sont également voies de contournement pour ses grandes villes. En conséquence, d'énormes bouchons à l'approche des grandes agglomérations et aussi des vitesse limitée. Reste également de grands tronçons en travaux générant des grands ralentissement et de vitesse limitée. La vitesse est donc libre, sur à peine un tiers du trajet. Nous avons fait la route en pleine semaine, à l'aller, et un jour férié donc sans camions, au retour. Résultat : pas plus vite dans un cas ou dans l'autre. Et une moyenne horaire frisant les... 80km/h. Beaucpoup moins bien qu'en France, mais c'est gratuit.
Le civisme allemand ? bien que n'ayant vu que de très, très rares radars, les Allemands respectent des limitations de vitesse allant jusqu'à 80km/h sur les autoroutes et vitesses également respectées par les Porsche, grosses Mercédès et autres Audi
Quelques photos de cette Oktober Fest ici Survolez les photos avec la souris..